La relève de la pluralité
février 20, 2007
Préambule : désolée pour ce jeu de mot naze dans le titre, surtout pendant une épidémie de grippe.
Mais de bonne guerre avec tous mes anticorps et après avoir longuement débattu avec ma pluralité personnelle, j’ai finalement décidé de signer l’appel pour le pluralisme démocratique, comme 1435 autres à date.
Dans le camp du non de mes luttes intestines, deux commodes arguments à tiroirs :
1- Au moins deux candidats se déclarant sans 500 parrainages ne me paraissent pas alimenter un quelconque débat démocratique – mais plutôt le rendre indigeste, voire le vomir.
2- 2002 et sa cohorte de candidats du premier tour qui eût pour conséquence ce que l’on connaît déjà :
> un second tour qui a la couleur d’un plébicite, mais qui signifiait la peur du pire
> une politique appliquée parfaitement en phase avec cette sensation de plébicite sans l’ombre d’un scrupule au regard des dispersions d’opinion du premier tour
> une sorte de traumatisme diffus visant à éviter que la terre entière se présente pour des élections présidentielles, dans le but de limiter la dispersion du premier tour. Quitte à ravaler mes opinions et à voter utile pour une fois, en oubliant qu’il y a un second tour.
Et c’est avec toutes les composantes de ces arguments (qui n’avaient rien à faire dans ce camp) que les souvenirs de ma colère sont remontés.
Des discussions récurrentes entre les votants utiles et les autres en 2002, 2003, 2004 et j’en passe… et un dernier cri, mon dernier râle systématique, “mais alors si c’est comme ça, il faut tout péter !”
Oui, parce que ça ne va pas non plus d’entretenir un système de représentation insatisfaisant en se conformant au vote utile et en le cautionnant juste par peur du pire.
Parce que si toutes les idées ne sont pas bonnes à prendre, elles méritent au moins d’être débattues pour être écartées.
Bref, même s’il me semble que les législatives sont plus adaptées au pluralisme des débats et des opinions, après tout, rien n’empêche l’exécutif de se couper les cheveux en quatre.
Ca lui fera les pieds, sinon, une tête au carré.