Memories text version

décembre 7, 2013

Merci à tous d’être là aujourd’hui et merci à tous ceux qui nous ont dit ou envoyé tant de messages d’affection, de réconfort et de soutien dans ces jours plus difficiles que d’habitude. Merci aussi d’avoir été là quand tout allait bien.

L’amitié, l’amour, peu importe le nom que l’on donne aux sentiments, l’important étant de témoigner de l’esprit de fraternité, de solidarité et de partage qui nous anime et qui est le témoin de ce à quoi papa attachait de l’importance. Parfois avec la décontraction de l’humour et des jeux de mots, parfois avec la profondeur de dire simplement les choses essentielles.

Nous tous tenions aujourd’hui à partager avec vous, autour de la mémoire de cet homme – je veux dire, cet être humain, n’est-ce pas papa ? – ce mélange de légèreté, de pudeur, de tendresse et de sagesse avec lequel il jonglait à merveille pour nous transmettre son amour, ses attentions de tous les jours que nous avons eu la chance de passer avec lui.

Je voudrais avant tout remercier mon père d’avoir tenu bon, tout particulièrement ces vingt dernières années, malgré les hauts et les bas de sa santé fragilisée, et de m’avoir transmis ces valeurs essentielles qui donnent le vrai sens de la vie.

Je le remercie de s’être accroché à la vie, pour tous ses proches, car il savait la difficulté de la perte prématurée d’un être cher.

Je le remercie car il m’a ainsi donné le cadeau le plus cher à mon cœur : celui d’en prendre pour 20 ans de plus, le temps de le connaître davantage, de lui parler. Le temps de lui présenter Dario, son petit-fils. Et le temps à François de se marier avec Francesca la plus belle de toutes les belles-sœurs.

Tout vient à point.

Je le remercie de m’avoir transmis la force d’un père, son exigence des choses bien faites et sa force d’aimer la vie et de la mener dans le courage et la dignité, avec naturel, sans en faire des caisses.

Dérision bien ordonnée.

Je le remercie de son ouverture d’esprit, confrontée à nos esprits libres et nos contradictions, parfois, nos discussions sur le sens des mots et leur signification profonde. Toujours dans la tolérance, l’amour de l’autre, de ses choix et de ses opinions.

Je pense à vous tous et à notre chagrin. Je pense aussi aux rires, aux plaisanteries et à l’esprit d’à-propos qu’il nous a transmis. A ses lapsus de prénoms : Claudine, Christine, Emilie, Emmanuèle… Jazz, François !

L’appât est là !

Je pense tout particulièrement à ma mère et à l’amour indéfectible qui lie mes parents. Et je suis fière d’eux, qui sont si modestes et si discrets. Si sincères aussi.

Cet amour qui nous a donné le jour, jusqu’à ce jour où nous nous sommes tous réunis. Et je le souhaite, bien au-delà : nous le porterons dans nos cœurs avec tous les autres bons souvenirs d’une vie bien accomplie.

Au revoir papa, et merci pour tout !

Au revoir auquel il répondait toujours par : « C’est moi qui te remercie d’être venue ».

Merci à vous tous.

7 décembre 2012

 

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Memories

décembre 1, 2013

Premier dimanche de décembre 2012

Dario_4ans

de lyncher les salopards… ça me rend nauséeuse

Sérendipité de l’écailler

février 24, 2011

– Tant que l’huître est fermée, on ne sait pas si elle contient une perle.

– Mais elle résiste, la bougresse !

Remember when you were young

décembre 6, 2010

You shone like the sun.

Shine on you crazy diamond. …

🙂

Cette semaine, on a eu le même jour,  la sainte Catherine, Thanksgiving et la journée de la jupe, cette dernière sous l’impulsion du mouvement Ni putes, ni soumises.

Quelle conjonction à me donner des haut-le-coeur …

Sous les jupes des filles

Je passe sur la sainte Catherine et ses Catherinettes de 25 ans, qui est un vieux folklore, qui pourrait transposer sans mauvaise foi les arguments de l’allongement de la durée du travail vers l’allongement de la durée de la nuptialité. En y ajoutant les miracles de la science, cosmétologie ou chirurgie plastique. Je passe aussi mon point de vue personnel sur le mariage et le célibat, qui n’est pas le point du jour et m’incite de fait à une grande tolérance sur les choix de chacun. Ouf !

Thanksgiving, maintenant. Voilà une fête qui est encore très prisée aux Etats-Unis. Je ne suis pas l’ennemie jurée des traditions, mais là j’ai un peu de mal à avaler cette « commémoration du partage ».  Que l’accueil des natifs américains aux européens soit devenu une fête familiale sans arrière-pensée, considérant le sort qui fut réservé aux descendants de ces personnes de bonne volonté par ceux qui ont été engendrés par ces survivants.
Ce jour d’hiver de l’an de grâce 1620, le sauveur rebaptisé Squanto aurait-il dû oublier qu’il savait parler anglais et se consacrer à des activités familiales pour lui-même au lieu de sauver de la famine les premiers colons côlons anglais ? Certes, d’autres seraient venus, et auraient fini par cultiver et engranger ce qu’il fallait pour survivre à l’hostilité de l’hiver sur la côte Est du Nouveau Continent.
Je ne sais pas si la dinde du 3ème jeudi de novembre est une dinde au sang, mais je cristallise sur elle une espèce de génocide qui m’empêcherait de savourer dignement cet animal mort pour la patrie qui en dieu a confiance.

La journée de la jupe par Ni putes ni soumises. Rien que l’intitulé me fait froid dans le dos, aux cuisses aussi, je passe le reste en enfilant dare-dare mon vieux jean.
Beaucoup de réactions plus ou moins virulentes ou moqueuses ont émaillé cette journée, décrédibilisant le mouvement et sa campagne de sensibilisation ratée, et à la capacité à communiquer et à sensibiliser sur la place de la femme au sein de l’humanité. La journée de la dinde, la journée de la jupe, ahahaha, trop lol.

Ce qui me met en rogne, c’est la maladresse du propos. Mais cela va au-delà. L’action globale du mouvement Ni putes ni soumises demeure respectable, en s’affranchissant de ce couac.

Seulement le fond me gêne profondément et cela commence avec le choix d’un tel nom pour un mouvement qui prône le respect des femmes.

Ni putes ni soumises. Qu’est-ce que cela signifie ?
Premièrement, est-ce que « pute » et « soumise » sont des qualificatifs qui s’opposent ? Je ne le crois pas.
Deuxièmement, est-ce que la négation apportée par le « ni » positive le soupçon qui pèse sur une femme qui serait soit une pute, soit soumise ? Je ne le crois pas non plus.
Troisièmement, pourquoi utiliser un vocabulaire emprunté à un registre de pensée que l’on combat pour faire changer une opinion ?
Cette dernière question démontre que le combat se place dans le cercle de l’altérité, telle qu’elle est décrite par Beauvoir dans le Deuxième sexe.

C’est à dire en clair, le nom Ni pute ni soumise se définit à travers « l’autre », avec en prime, toute la charge négative qu’il porte sur des femmes qui seraient « différentes » de critères acceptables dans le schéma de pensée référent.

Et la dernière question qui me taraude est pourquoi ne pas choisir son identité propre, affranchie de ce regard ?
Le premier degré se veut provocateur, mais les degrés suivants me semblent servir la cause qu’ils combattent.

Dommage, non ?
Dommageable en tout cas, certainement.

PS : pour clore sur une pensée positive, la seule chose intéressante de ce jour est vraiment l’anniversaire de ma petite cousine 🙂

crédits photo : j_e_r_o_m_e_b

Fragile

octobre 31, 2010

La vie est fragile, le vrai moment pour s’en rendre compte arrive souvent inopinément.

La communication de masse est superficielle, dans des moments vraiment importants.

Surinterprétée, mal interprétée, trop d’informations à digérer pour appréhender le cas particulier.

Pour parler de l’intérieur, il faut un média approprié, intimiste et unilatéral. A cette seule condition, la re-création de sentiments humains semble possible. Pas dans la re-présentation à ses réseaux.

Il est temps pour moi de recommencer à écrire sans proclamer.